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Les cellules de graisse sont indestructibles !

Publié le Samedi 14 janvier 2012 par Chantal

Non, il ne s’agit pas d’une mauvaise blague ou du scenario d’un film d’horreur. Nos cellules graisseuses sont bien indestructibles. Une fois créées, elles ne disparaîtront pas. Souvenez-vous en la prochaine fois que vous êtes sur le point de faire une razzia chez votre boulanger-pâtissier !

Les cellules graisseuses ou « adipocytes » constituent la réserve d’énergie de notre corps: quand les réserves de glucides sont épuisées, l’organisme se met à brûler les graisses contenues dans les adipocytes. Ce processus de déstockage des graisses s’appelle la « lipolyse ». Les graisses constituent entre 18 et 25% du poids de la femme, alors que ce pourcentage est de seulement 10 à 15% chez l’homme.  Chez la femme, elles sont réparties principalement sur les hanches, les cuisses et les fesses ; on parle de répartition gynoïde. Chez l’homme, les graisses s’accumulent surtout sur le ventre (répartition androïde).

Les cellules graisseuses sont formées à divers stades de la vie : lors des trois derniers mois de la gestation du bébé, selon les tendances alimentaires de la mère ; durant la première année de vie de l’enfant ; à partir de 35-40 ans et à tout autre moment de la vie si l’on ne surveille pas son alimentation et ses habitudes de vie… Ces cellules, qui sont au nombre de 20 à 25 milliards, stockent et déstockent des triglycérides majoritairement (85%), de l’eau (10%) et de la matière sèche (5%). Un adipocyte mesure entre 20 et 200 microns (en moyenne : 80 microns). Sa taille peut augmenter et atteindre jusqu’à 50 fois son état d’origine.

En outre, les adipocytes ont une taille maximale au-delà de laquelle la formation d’une nouvelle cellule appelée « préadipocyte » est déclenchée : cette nouvelle cellule deviendra un adipocyte. Le nombre de cellules graisseuses peut donc augmenter. La mauvaise nouvelle est qu’une fois constituées, elles sont permanentes : il n’est pas possible de réduire leur nombre, sauf en faisant une liposuccion. Il est cependant possible de réduire leur dimension (mais elles sont toujours toutes là, prêtes à stocker et à regonfler au moindre écart…). Conclusion ? Penser qu’on peut se laisser aller à prendre des kilos pendant des années en se disant que tout est réversible, c’est faux. Les cellules graisseuses que votre corps crée ne s’en iront plus. Seule leur dimension est variable. En suivant un régime et en faisant du sport, on peut juste agir sur leur taille et les faire « dégonfler ».

 

 

 

Glycolyse anaérobie, glycolyse aérobie, puis dégradation des lipides : l’effort musculaire implique trois processus différents de dépenses d’énergie. Les sports d’endurance, requérant un effort soutenu dans le temps, sont les meilleurs brûleurs de graisses. Ils favorisent le développement des fibres musculaires ‘lentes’.

Pour fonctionner, les muscles utilisent soit de la créatine phosphate kinase, soit du glycogène, soit des acides gras. La créatine phosphate est une substance servant au stockage de l’énergie dans le muscle. Elle est utilisée uniquement pendant un effort très bref de 10 à 20 secondes et très intense (sprint, lancer, saut, haltérophilie). Après une récupération de 2 à 5 minutes, un nouvel effort intense peut avoir lieu. Le glycogène est un sucre : il s’agit en fait d’une agglomération de milliers de molécules de glucose. Dès la première minute d’effort, le glycogène du foie est acheminé via le sang vers les muscles selon leurs besoins. La réaction chimique qui a lieu s’appelle la glycolyse. Environ 1200 calories sont stockées par l’organisme sous forme de glycogène. Les acides gras proviennent des lipides ou graisses qui se situent dans les muscles et surtout dans les tissus adipeux. Chaque kilo de tissu adipeux correspond à une réserve de 7000 calories.

Lorsque l’effort est violent et relativement intense, la glycolyse se déroule sans oxygène, en anaérobie.  En revanche, lorsque l’effort est plus mesuré, il peut être poursuivi sur une plus longue durée grâce à l’utilisation d’oxygène : il s’agit alors d’un effort en aérobie ou d’endurance (cyclisme, natation, marche rapide, jogging). Dans le cas d’un effort en aérobie, les muscles consomment en plus du glycogène, des lipides. Il faut savoir que le stock de glycogène dans les muscles et le foie ne sera épuisé qu’au bout d’une trentaine de minutes d’effort physique : c’est seulement alors que la combustion des graisses prend la relève pour assurer la continuation de l’effort. Ainsi, le corps peut poursuivre son activité physique pendant des heures sans apport alimentaire, simplement en brûlant ses réserves de graisses. Mais l’information primordiale pour tous ceux et celles qui souhaitent perdre du poids en faisant du sport est la suivante : il faut un effort soutenu sur la durée pour brûler des graisses. Une ballade à vélo d’une heure vaut donc mieux que plusieurs petits trajets ; et trois quarts d’heures natation ininterrompue valent mieux que plusieurs trempettes de quelques minutes. Pour perdre du poids, il est donc préférable de pratiquer des sports d’endurance comme la natation, le cyclisme, le jogging ou la marche rapide et de « tenir le coup » suffisamment longtemps sans interrompre l’effort. Jusqu’à 20 minutes d’effort continu, l’organisme puise dans ses réserves de glucose ; entre 20 et 40 minutes, il commence à s’attaquer aussi aux graisses et à partir de 40 minutes, les graisses deviennent le carburant principal.

Les muscles se composent essentiellement de deux types de fibres : les fibres lentes et les fibres rapides. Ces dernières permettent des contractions très intenses mais brèves des muscles pour produire des départs ou des arrêts brusques notamment. Elles interviennent dans les efforts courts et violents requis par des sports tels le squash, le tennis, le basket-ball, les lancers. En revanche, les fibres lentes se contractent moins vite mais peuvent soutenir un effort plus prolongé (jogging, marche, natation). Les deux types de fibres musculaires sont sollicités à des degrés divers en fonction du type d’exercice physique. Selon la discipline sportive choisie, une sorte de fibre musculaire sera mise plus à contribution que l’autre et sera donc plus développée. Plus les muscles sont composés de fibres lentes, plus ils sont aptes à brûler des graisses. En joggant ou en nageant à un rythme modéré et régulier, on favorise leur développement.