Archive for janvier 17th, 2012
Les kilos superflus : d’origine psychologique ?
La majorité des kilos superflus serait d’origine psychologique. Derrière le manque de persévérance dans un régime se cacheraient histoires familiales mal digérées, non-dits et frustrations non exprimées. Selon Jean-Michel Cohen, les aliments ont force de symbole et notre liberté en termes alimentaires, s’exerce dans le cadre des contraintes imposées par notre environnement physique et affectif.
« Dis-moi comment tu manges et je te dirai qui tu es » et « Le meilleur des remèdes aux problèmes de poids, c’est l’écoute » : voilà deux slogans qui résument bien la philosophie de ce nutritionniste Français très médiatisé et un brin provocateur qui cartonne sur le web. « Il y a sans doute chez beaucoup de personnes un souhait inconscient de rester gros. Le problème est alors de découvrir pourquoi l’on veut à la fois maigrir et rester enrobé. Que cache cette dualité ? ». Avant d’entreprendre un régime amaigrissant, il faut avoir réglé un certain nombre de problèmes personnels et intimes qui peuvent constituer des obstacles à la réalisation d’un changement esthétique. Pour le Docteur Cohen, c’est simple : la majorité des kilos superflus sont d’origine psychologique. Il explique : « L’arrêt du tabac peut faire grossir, la ménopause également, tout comme la puberté ou la pilule contraceptive. Cependant, à y bien réfléchir, même dans ces cas précis, n’y a-t-il pas un problème d’ajustement mental à établir qui éviterait ces prises de poids ? »
Ainsi, il suggère que la prise de poids chez la personne qui a arrêté de fumer pourrait être liée au fait qu’elle est soudain privée d’une gestuelle qui camouflait un manque d’assurance. Arrivées à la ménopause, les femmes sont confrontées à la peur de vieillir, à celle de ne plus être désirées ou de ne plus désirer. Cela pourrait expliquer le surpoids qui survient à ce moment de la vie. A la puberté, la crainte d’un avenir sexuel inconnu pourrait aussi être à l’origine de la tendance à chercher à se rassurer par la nourriture. Quant aux kilos superflus liés à la prise de la pilule, ils pourraient être la conséquence du renoncement à une maternité, en réalité souhaitée inconsciemment…
Manger trop serait la plupart du temps conditionné par un traumatisme dont on a parfois oublié l’origine. A cela se superposent nos comportements alimentaires préprogrammés, nos pulsions, nos préférences et nos conditionnements. Jean-Michel Cohen souligne la multiplicité des ‘identités’ des aliments: géographique, familiale, personnelle. Ils ont force de symbole. « Si je prescris à une personne qui raffole du fromage un régime où cet ingrédient est interdit, il n’y a pas la moindre chance que les résultats soient positifs… les critères personnels ne sont pas seulement alimentaires. Ils peuvent également rappeler des événements heureux ou malheureux, une identité familiale ou personnelle. C’est un facteur extrêmement important dans le cadre des régimes ». D’après lui, nous avons l’illusion d’acheter ce que « nous aimons » ou de préparer notre nourriture à « notre façon » : mais en réalité nous sommes conditionnés par des facteurs psychiques plus ou moins anciens, par des facteurs sociaux ou sociétaux et par des contraintes matérielles. « Les gros sont sympas, les maigres sont tristes. Quand on fait la fête, on se met à table. On conclut une bonne affaire autour d’un repas. On récompense les enfants avec des friandises, on les réprimande en les leur supprimant ». Voilà autant de clichés qui célèbrent la nourriture et en font une des valeurs fondamentales de la société. Manger est lié au « bonheur ». Comment, dans un tel contexte, parvenir à maigrir ?
Le nutritionniste des temps modernes doit être un « psychonutritionniste », conclut le Dr Cohen. Il doit être à même de retrouver la séquence qui a déclenché la prise de poids ou qui contredit la perte de poids et d’élaborer un régime qui joue sur plusieurs tableaux : personnel, culturel et familial. Un régime doit « cajoler » le patient, comme peut le faire une psychothérapie ou une cure thermale.
Pamplemousses roses grillés au rhum
Calories : environ 100 Kcal par portion
Recette ultra-facile
Temps de préparation : 10 minutes
Ingrédients pour 4 personnes :
- 4 pamplemousses roses
- 4 cuillers à café rases de sucre en poudre
- 2 cuillers à café rases de beurre
- 4 cuillers à café de rhum blanc ou brun
Matériel :
Four, plat à four antiadhésif, couteau, cuiller à café
Préparation :
Allumer la rampe à griller, couper les pamplemousses en deux dans le sens de l’épaisseur. Saupoudrer chaque moitié de pamplemousse de sucre et ajouter une demi-cuiller à café de beurre.
Placer sous la rampe à griller pendant 5 minutes pour faire caraméliser le sucre. Sortir du four, arroser chaque moitié d’un peu de rhum et servir immédiatement.
A noter :
Dans cette recette, le sucre ajouté est indispensable et ne peut donc être remplacé par du fructose ou un édulcorant.
Quels sont les avantages des régimes hyper-protéinés ?
Le régime hyper-protéiné ramène à un minimum la consommation de sucres et de graisses au profit des protéines. Ses défenseurs affirment qu’il préserve et protège l’organisme, agit comme coupe-faim et augmente la dépense de calories, tout en s’attaquant, au passage, à la rétention d’eau.
Une alimentation idéale apporte à l’organisme cinq parts de glucides pour trois parts de lipides et deux parts de protéines. Lorsqu’on bouscule cet équilibre optimal d’une manière ou d’une autre, l’absorption des calories et le rendement énergétique des aliments sont perturbés. Ainsi, restreindre le régime alimentaire à la consommation d’un seul de ces trois nutriments permet théoriquement de réduire au mieux l’absorption de calories. Alors qu’un régime composé exclusivement de lipides pourrait avoir des conséquences graves sur le plan cardiovasculaire, tout comme un régime composé exclusivement de glucides pourrait faciliter l’apparition du diabète, le régime à base de protéines n’aurait, selon ses défenseurs, peu voire pas d’inconvénients et ne génèrerait aucune carence sérieuse.
Le régime hyper-protéiné présente un certain nombre de qualités au-delà de la réduction de l’apport calorique des aliments. L’organisme ne puise pas dans ses réserves de protéines au cours du régime ; ainsi les muscles, la peau, les cheveux et les ongles sont protégés. Les protéines augmentent la résistance du corps aux infections et à l’anémie. Par ailleurs, l’organisme n’absorbe pas la totalité du contenu calorique de ce type d’alimentation. De plus l’assimilation de protéines entraîne elle-même une forte dépense énergétique. En effet, l’Action Dynamique Spécifique (ADS) des protéines est très élevé. L’ADS d’un aliment représente l’énergie nécessaire à la décomposition de cet aliment en molécules suffisamment petites pour passer dans le sang. Cette énergie est, soit brûlée, soit stockée. Par exemple, 100 calories de sucre de table coûteront seulement 7 calories à l’organisme pour être assimilées : il s’agit d’un glucide à la structure simple et facilement décomposée. On dit que l’ADS des hydrates de carbone est de 7%. Pour 100 calories de beurre ou d’huile, il faut 12 calories : l’ADS des lipides est de 12%. Mais pour l’assimilation de 100 calories de protéines pures (blanc d’œuf ou poisson blanc par exemple), il faut 30 calories ! (ADS de 30%).
Les protéines pures ont aussi pour effet de réduire l’appétit. La nourriture sucrée ou grasse, rapidement digérée et assimilée, génère une satiété superficielle et la faim revient au grand galop. Le grignotage de chips, de cacahuètes ou de fromage, par exemple, ne retarde pas la survenue de la faim et ne réduit pas les quantités ingérées lors du repas suivant. Par contre, le grignotage d’aliments riches en protéines permet de retarder l’apparition de la sensation de faim et de réduire l’appétit au prochain repas. Ces aliments agissent comme de puissants coupe-faim et génèrent une sensation de satiété durable. C’est pourquoi les régimes ultra-protéinés permettent, après deux ou trois jours, de faire disparaître totalement la sensation de faim.
Enfin, un régime hyper-protéiné réduit la rétention d’eau. L’effet est immédiat : en quelques jours et parfois en seulement quelques heures, les tissus s’assèchent et l’eau excédentaire est éliminée. Cela s’explique par l’effet hydrofuge des protéines. Les reins turbinent à plein régime et l’eau circule dans l’organisme, emportant au passage toxines et déchets, qui sont ensuite éliminés. En raison de cet effet diurétique puissant, il est essentiel, pendant tout régime ultra-protéiné, de boire énormément d’eau.
A noter que certains nutritionnistes mettent en garde contre les régimes hyper-protéinés de longue durée. Ceux-ci devraient concerner essentiellement les personnes obèses et les personnes nécessitant un amaigrissement rapide (par exemple avant une opération dont l’anesthésie est rendue dangereuse par le surpoids).
