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Archive for janvier 25th, 2012

Les tables des calories, inexactes ?

Publié le Mercredi 25 janvier 2012 par Chantal

Le saviez-vous ? Les calculs de calories reposent sur des valeurs arrondies. La valeur énergétique réelle des protéines et des graisses est en réalité supérieure à ce qui est présenté sur l’étiquette des aliments ou dans les tables des calories ! Par contre, les glucides contiennent moins de calories et auraient d’ailleurs d’autres propriétés énergétiques intéressantes…

Notre alimentation nous fournit une variété de nutriments dont notre organisme a besoin pour fonctionner: protides (ou protéines), lipides (ou acides gras), glucides (ou hydrates de carbone), vitamines, minéraux, oligo-éléments, fibres (nutriments à fonction mécanique), arômes (nutriments à fonction sensorielle)… Seules les trois premières catégories nous fournissent des calories. Par conséquent, la valeur énergétique de chaque aliment est calculée sur base de sa teneur en protéines, en hydrates de carbone et en graisses. Or des valeurs approximatives sont utilisées pour faciliter les calculs. L’apport calorique des glucides est arrondi à 4 Kcal par gramme au lieu de 3.74 Kcal en réalité. En revanche, l’apport calorique réel des protéines est de 4.2 Kcal par gramme qu’on arrondit à 4 Kcal, et celui des lipides est de 9.3 Kcal par gramme arrondi à 9 kcal. Les gâteaux à la crème, les fritures, les sauces au beurre et autres mayonnaises contiennent donc encore plus de calories que ce qui est annoncé sur les emballages et dans les tables de calories !

1 gr de glucides = 3.74 calories et non 4 calories

1 gr de lipides = 9.3 calories et non 9 calories

1 gr de protéines = 4.2 calories et non 4 calories

1 gr d’alcool = 7.12 calories et non 7 calories

 

 

 

 

 

 

Le métabolisme énergétique correspond aux dépenses énergétiques totales de notre organisme: c’est la somme du métabolisme de base (calories dépensées au repos, soit 70% des dépenses énergétiques chez la personne sédentaire), des dépenses dues à l’activité physique et des calories dont a besoin l’organisme pour digérer et stocker les aliments.  Ainsi, 26% de la valeur calorique des glucides est dissipée lors de leur digestion (et ne sera donc pas stockée) et 30% de celle des protéines! En revanche, le stockage des lipides alimentaires est très économe et ne consomme que 4% des calories qu’ils renferment. Par ailleurs, l’organisme s’adapterait mieux à une augmentation de la consommation de glucides qu’à une augmentation de la consommation de lipides… Résultat ? Sur base de ces informations et des valeurs caloriques réelles, les scientifiques ont calculé que la prise de poids pour 100 gr de glucides en excès ne sera que de 35 gr, alors que la prise de poids pour 100 gr de lipides en excès sera de 110 gr !, soit plus que ce qui a été consommé ! Oui car de surcroît, le stockage de graisse corporelle serait accompagné de rétention d’eau…

Conséquences sur le poids d’un excès en glucides ou en lipides par rapport aux besoins énergétiques

Niveau calorique 100 gr de lipides en excès 100 gr de glucides en excès
à donné par les tables alimentaires 900 Kcal 400 Kcal
à réellement contenu 930 Kcal 374 Kcal
à disponible pour former de la graisse corporelle 893 Kcal 277 Kcal
Prise de poids 110 gr 35 gr

Source : Dr Jacques Fricker, « Le nouveau guide du bien maigrir » (2002)

 

Bananes au rhum en chemise

Publié le Mercredi 25 janvier 2012 par Chantal

Calories : environ 275  Kcal par portion

Recette ultra-facile

Temps de préparation : 45 minutes

Ingrédients pour 4 personnes :

  • 4 bananes
  • 3 pommes de type boscop
  • 1 citron
  • 50 gr de fructose
  • 15 gr de beurre
  • 1 verre à liqueur de rhum

Matériel :

Four, râpe, couteau, presse-fruits, bol, 4 petites feuilles d’aluminium

Préparation :

Allumer le four (température élevée). Presser le citron. Éplucher les pommes et les râper. Dans un bol, mélanger les pommes râpées, le rhum et le jus de citron. Éplucher les bananes et couper chacune en deux dans le sens de la longueur. Intercaler une couche de pommes râpées entre les deux parties de banane pour former des sortes de sandwiches. Saupoudrer le tout de fructose. Envelopper chaque banane dans une feuille d’aluminium préalablement beurrée (très légèrement) et former des papillotes. Placer au for chaud pendant 15 minutes et servir tiède.

A noter :

L’apport calorique de cette recette, déjà relativement important en raison des bananes, peut être réduit en remplaçant le fructose par un édulcorant, qu’il faudra alors intégrer dans la préparation des pommes râpées.

La méthode Cohen : à chacun son régime

Publié le Mercredi 25 janvier 2012 par Chantal

Qu’est-ce qu’un bon régime ? Pour le Docteur Cohen, la réponse est simple : c’est un régime qui ne nous éloigne pas trop de nos habitudes et de nos goûts alimentaires, durant lequel nous n’avons pas trop faim, qui ne nous fatigue pas, qui respecte notre mode de vie et, bien entendu, qui nous fait maigrir ! 

« Je me suis toujours battu contre la standardisation des régimes », explique ce nutritionniste auteur et co-auteur de nombreux livres à succès parmi lesquels « Objectif minceur : Mon programme pour maigrir semaine après semaine », « Savoir Maigrir » et « Au bonheur de Maigrir ». Dans ce dernier, il écrit à ce propos: « « J’ai toujours prétendu qu’on pourrait faire maigrir les gens avec plus de facilité si on calait leur régime sur leurs habitudes alimentaires, plutôt que de leur infliger des régimes uniformes, du prêt-à-porter ».

D’après Jean-Michel Cohen, certaines notions sont dépassées. Par exemple, il n’est pas justifié aujourd’hui d’imposer un petit déjeuner aux enfants. La valeur nutritionnelle de nos repas est souvent suffisante pour qu’on ne soit pas obligé de manger lorsqu’on n’a pas faim. « Nos goûts et nos dégoûts ont en fait autant de valeur que les us et pratiques que d’aucuns prétendent imposer… Il y a même une tentation de rigidité morale qui impose de manger comme on doit et non comme on aime, laquelle n’est justifiée en rien d’un point de vue nutritionnel. C’est en fait l’excès de consommation et la culpabilité qui transforment le plaisir de manger en quasi maladie ». Le nutritionniste souligne par ailleurs que l’on ne trouve pas les mêmes produits au nord de la France ou dans le sud du Maroc, et l’offre alimentaire varie selon les modes : il faut tenir compte de l’apparition ou de la disparition de certains aliments aux rayons des supermarché.

Conçus pour être adaptés à une alimentation nouvelle, certains aspects des régimes Cohen paraissent pour le moins originaux : par exemple, les hamburgers et autres plats typiques de la restauration rapide made in USA ne sont pas interdits. « Il n’y a rien d’extravagant à proposer des cheeseburgers au cours d’un régime quand on connaît la composition nutritionnelle d’un tel produit ». Et d’ajouter : « Dans le cadre des régimes, l’idée d’éprouver du plaisir est ni plus ni moins taboue !… J’ai toujours observé avec surprise la réaction des patients à qui j’autorisais croissants, hamburgers ou pizzas ».

Chaque régime amaigrissant doit être établi sur mesure et s’attacher à un facteur essentiel : le goût. « Prescrire des produits jugés dégoûtants ne sert évidemment à rien sinon à susciter un rejet des aliments et un refus de l’ensemble de la prescription. A l’inverse, plus un régime sera sollicitant et agréable à consommer, plus il incorporera les notions psychiques, géographiques, socioculturelles et gustatives d’un individu, plus il aura de chances d’être vécu comme un petit phénomène de la vie de tous les jours, donc d’être suivi ». Et de conclure : « Chacun doit réfléchir à cette notion de goût et de dégoût, comprendre qu’un régime n’a des chances d’aboutir que s’il devient son régime. Et qu’il ne bannit pas toute notion de plaisir ».