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Calories, protéines, glucides, lipides, métabolisme et mécanismes de prise et de perte de poids… Tout cela n’aura plus de secrets pour vous ! Ce livre court et facile à lire prend aussi le pouls alimentaire de notre époque, décortiquant nos comportements et croyances erronées. Intéressant: le décodage de l’étiquetage des aliments achetés en grande surface.

 « Grignoter, c’est pécher ? Où s’arrête le plaisir ? Où commence la compensation pathologique ? Décidément, manger s’avère risqué, un condensé de toutes nos peurs : peur de grossir ou de ne pas maigrir, peur d’avoir faim, peur d’être intoxiqué, peur du cancer, peur de ne pas être comme les autres, peur de ne pas finir son assiette comme on nous l’a appris… Se nourrir serait un acte élémentaire. Pourquoi, alors, est-ce si compliqué ? » se demande la diététicienne et nutritionniste Florence Pujol, qui n’hésite pas à bousculer nos principes et nos idées reçues. Mais son ouvrage est avant tout une mine d’informations pratiques et utiles : il met en lumière le fonctionnement de l’organisme humain, ses besoins et ses dépenses nutritionnels. Un chapitre est consacré plus spécifiquement au comportement alimentaire, un autre aux questions de poids et aux régimes. Masse adipeuse, masse corporelle, norme pondérale, perte et prise de poids, poids idéal, mécanismes hormonaux, équilibres et déséquilibres nutritionnels… tous les méandres de la diététique y sont explorés et expliqués.

La corrélation entre alimentation et santé est présentée sous un angle nouveau:

« Pourquoi l’injustice de la maladie ? Les victimes sont-elles responsables ? Les diabétiques auraient-ils dû consommer moins de sucre ? Les cardiaques, moins de graisses ? Si oui, pourquoi même des sportifs en pleine forme, non fumeurs et s’alimentant de façon équilibrée tombent-ils malades eux aussi ? Parce que notre santé ne dépend pas seulement de ce que nous mangeons. ».

L’auteure décrypte aussi les informations présentées sur les emballages des aliments vendus en grande surface que nous achetons au quotidien. Elle met au pilori les croyances infondées et relativise les menaces que nous associons à certains aliments.  Plaisir gustatif et gourmandise ne sont nullement nos ennemis, d’après Florence Pujol, pourvu que l’on soit attentif aux sensations et signaux de faim et de satiété.  «  A la recherche d’un plaisir gustatif, le gourmand est prêt à tout pour optimiser son bonheur alimentaire… y compris à attendre d’avoir faim : cette sensation corporelle stimule les bourgeons du goût et la reconnaissance des saveurs sucrées, salées, amères, acides et astringentes ». L’ultime objectif de l’auteure est, en somme, de réconcilier le lecteur avec la nourriture et de lui permettre de retrouver ce qu’elle appelle la « sérénité nutritionnelle ».

« Les 100 mots de la diététique et de la nutrition » Florence Pujol (PUF)

L’abdominoplastie avec lipoaspiration

Publié le Mardi 31 janvier 2012 par Chantal

Cette opération de chirurgie esthétique est aussi appelée plastie abdominale ou dermolipectomie abdominale avec lipoaspiration. Objectif : remodeler l’abdomen après un accouchement, une lipoaspiration ou une chirurgie bariatrique.

L’abdominoplastie avec lipoaspiration peut être requise pour réparer et remodeler la paroi abdominale après un accouchement, une lipoaspiration ou une chirurgie bariatrique (réduction du volume de l’estomac par le placement d’un anneau ou d’une agrafe gastrique permettant un amaigrissement important). Il s’agit en réalité d’une variante de la dermolipectomie abdominale avec transposition ombilicale. L’opération est assortie d’une aspiration des graisses, qui s’impose lorsque le pannicule adipeux est très épais.

Comme pour une « simple » dermolipectomie abdominale avec transposition du nombril, le chirurgien réalise une première incision horizontale au niveau du pubis sur toute la largeur de l’abdomen et une seconde, au-dessus du nombril. La peau et la graisse excédentaires de cette zone sont retirées. La lipoaspiration peut se pratiquer soit en tout début d’intervention, avant même cette première incision, soit après que la peau au-dessus du nombril ait été décollée et tirée vers le bas pour rejoindre la ligne d’incision inférieure située au niveau du pubis. Dans ce deuxième cas, l’aspiration des graisses est réalisée une fois le lambeau en place, avant la fermeture de la peau. Le plus souvent une dermolipectomie abdominale se déroule sous anesthésie générale et l’hospitalisation varie d’un à trois jours en fonction de la lourdeur du geste et de l’importance du drainage. Un arrêt de travail complet de deux à quatre semaines est requis après l’intervention.

L’opération peut durer entre une heure trente et trois heures selon la complexité du geste. Le soin apporté au geste chirurgical et à la réalisation des points de suture détermine en grande partie l’apparence et la discrétion des cicatrices. Les douleurs postopératoires sont plus importantes que pour une dermolipectomie abdominale avec transposition du nombril simple mais restent tout à fait acceptables. Après l’opération, le patient gardera un pansement spécial pendant une quinzaine de jours et dans certains cas, une gaine abdominale pendant quelques semaines. Les œdèmes disparaissent peu à peu au bout de quelques mois.

Les résultats définitifs du remodelage apparaissent au bout de quelques mois mais il faut parfois plusieurs années pour que les cicatrices qui se situent au niveau du pubis et du nombril se rendent plus discrètes. Celles-ci sont cependant faciles à cacher car elles sont le plus souvent situées en-dessous du maillot de bain. En principe, une fois stabilisé, le résultat est définitif. Il peut cependant arriver qu’une seconde intervention soit nécessaire après une grossesse : il est donc raisonnable d’attendre d’avoir eu tous ses enfants avant de faire une abdominoplastie. Par ailleurs, les résultats postopératoires peuvent aussi être altérés par une grande variation de poids corporel.

Toutes les plasties abdominales constituent des interventions de chirurgie esthétique lourdes qui peuvent présenter certaines complications: il s’agit d’opérer un « lifting du ventre » en quelque sorte. Différentes formules existent, de la plus minimale à la plus lourde, le chirurgien optant pour celle qui lui semblera la plus adéquate en fonction de l’état du patient, de l’élasticité de sa peau, de son âge, du nombre de ses grossesses… Notons enfin que la chirurgie esthétique n’étant pas une chirurgie de l’amaigrissement, il faut réduire son poids avant de passer sur la table d’opération (50 à 75% de la surcharge pondérale doit être éliminée avant l’intervention).

Voir aussi : dermolipectomie abdominale avec transposition ombilicale et lipoaspiration

L’anorexie mentale

Publié le Mardi 31 janvier 2012 par Chantal

Caractérisée par des anomalies du comportement alimentaire et de l’évaluation du poids et de la forme du corps, l’anorexie mentale aboutit à une maigreur extrême parfois dangereuse. Pour les anorexiques, l’alimentation et les calories deviennent des préoccupations obsédantes au quotidien.

Les pensées et les activités des personnes souffrant d’anorexie mentale sont centrées sur leur silhouette, leur poids et leur nourriture. Elles pensent sans arrêt à leur alimentation et à sa teneur en graisses et en calories, de façon à en absorber le moins possible. Leurs habitudes alimentaires sont aberrantes, et souvent dissimulées en raison de la réprobation de l’entourage. Certains rituels sont mis en place comme découper les aliments en tout petits morceaux, les jeter ou les cacher. Dans certains cas, l’anorexique prépare des repas élaborés pour les autres (mais n’y touche pas). L’anorexie mentale est souvent synonyme de solitude et de dépression, elles aussi dissimulées.

Les critères diagnostiques sont les suivants:

  • Poids en-dessous de 85% du poids attendu
  • Peur intense de prendre du poids ou de devenir gros
  • Altération de la perception du poids et de la forme de son corps, influence excessive sur l’estime de soi, déni de la gravité de la maigreur actuelle
  • Aménorrhée chez les filles et femmes (absence de 3 cycles menstruels consécutifs)
  • Corps très maigre mais excellente santé apparente, physique et morale

Attention, les termes « anorexie mentale «  définissent une pathologie, alors que le terme « anorexie » utilisé seul se définit simplement comme un symptôme, celui du manque d’appétit (peu importe la cause). Il faut également faire la distinction entre l’anorexie ‘restrictive’ où l’individu s’impose une diète sans concessions, et l’anorexie ‘boulimique’, caractérisée par des crises régulières de boulimie et le recours aux vomissements et purgatifs (laxatifs, diurétiques, lavements) pour vider le corps.

L’anorexie est une pathologie qui affecte essentiellement les jeunes filles et les femmes qui représentent 90% des cas. L’anorexie commence entre 13 et 20 ans pour 85% d’entre elles. Au total, entre 0.3 et 0.7% de la population féminine est affectée par cette maladie, qui est considérée comme une affection grave puisque le taux de mortalité se situe entre 5 et 18%. Bien qu’il existe des traitements pour l’anorexie, il arrive fréquemment que d’anciennes anorexiques continuent à entretenir des préoccupations alimentaires anormales liées à des troubles relationnels et de l’humeur.

D’après le Dr Jean Tignol, auteur du livre « Les défauts physiques imaginaires»,  les médias valorisent depuis trente ans, une minceur inatteignable pour la plupart des femmes. Par exemple, une majorité des concurrentes pour Miss America ou des pin-ups figurant dans les pages centrales de Playboy ont un poids pathologique correspondant à l’anorexie mentale. Il cite également à titre d’illustration une étude montrant que l’idéal de beauté chez les adolescentes est de mesurer 1.70m pour 45 kilos, ce qui correspond à une anorexie avec aménorrhée (arrêt des règles), et conclut : « La minceur promue par les médias est donc proche de la pathologie ».

Alors que le « Complexe de Barbie » impose aux femmes une minceur anorexique, les hommes, de leur côté seraient de plutôt atteints par le « Complexe d’Adonis » caractérisé par une insatisfaction par rapport à leur masse musculaire trop réduite… Cela se conduirait à un comportement anormal similaire mais à l’inverse de l’anorexie : la dysmorphie musculaire, aussi appelée « anorexie inversée ».