Amour, sexe et nourriture

Publié le Dimanche 29 janvier 2012 par Chantal

D’après le nutritionniste Jean-Michel Cohen, il existe une corrélation étroite entre sexualité, amour et nourriture. Le dégoût du corps, très fréquent chez la personne qui veut maigrir, constituerait un obstacle à la perte de poids. En permettant de retrouver l’intimité avec son corps, la thalassothérapie, le thermalisme non médicalisé et les centres de remise en forme présenteraient des atouts considérables pour la réussite d’un régime.

« Lorsque je reçois des hommes en consultation », explique le Docteur Jean-Michel Cohen, « je suis frappé de voir qu’ils sont tous dans la même recherche : ils veulent gommer tout ce qui leur paraît trop féminin, c’est-à-dire la poitrine et le ventre, et demandent à développer leurs pectoraux et leurs abdominaux. Leur rêve plus ou moins avoué est, souvent ce que j’appelle le modèle « Schwarzenegger », incarnation physique, s’il en est, d’une virilité extrême ». De même, ce sont surtout des zones éminemment sexuelles – hanches, cuisses, fesses et seins – qui préoccupent les femmes. « Elles souhaitent garder une poitrine ferme. Et revendiquent des cuisses et des fesses conformes autant que possible aux critères de la mode, donc dans leur esprit, aux canons de la séduction et de la féminité ».

« Si une femme pénètre dans une boutique et ne peut s’habiller d’un vêtement qui lui plaît et qui lui va, ne va-t-elle pas penser qu’elle n’est pas une femme normale ? N’est-ce pas une façon de lui montrer que, n’étant pas dans les standards de la mode féminine, d’une certaine manière elle n’est pas sexuellement une femme ?

Les hommes ne sont pas épargnés par le phénomène ! ».

D’après le Docteur Cohen, le dégoût du corps en général et de son propre corps en particulier serait particulièrement fréquent chez la personne qui souhaite perdre du poids. Cela expliquerait la gêne de se montrer nues qu’éprouvent beaucoup de femmes et leur refus fréquent d’avoir des rapports sexuels tant qu’elles se trouvent grosses. « Il existe une corrélation très étroite entre sexualité, amour et nourriture… plus la complexité alimentaire s’installe, plus les relations affectives sortent du simple champ du désir, de l’amour, du non-désir, du non-amour, pour atteindre à des relations extrêmement complexes ».

La thalassothérapie, le thermalisme non médicalisé et les centres de remise en forme constitueraient d’après lui des outils de guérison remarquables car les massages, jets d’eau, bains d’algues et autres séances de relaxation permettent de retrouver l’intimité avec son corps et les sensations qu’il procure. « On retrouve dans cette démarche une dimension psychologique, voire sexuelle et même un rappel à la toute petite enfance. Le corps offre peut-être la possibilité d’exprimer ce que nous ne souhaitons ou ne savons pas formuler avec des mots ». Ce serait d’ailleurs souvent dans le cadre d’une thalassothérapie ou d’une cure thermale que l’on réussirait le mieux un régime…

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