Chirurgie esthétique : la lipoaspiration

Publié le Mardi 24 janvier 2012 par Chantal

Dans les premières années du développement des techniques d’aspiration graisseuse, on parlait de liposuccion, terme qui continue à être utilisé surtout dans les pays anglo-saxons. Perfectionnée au fil du temps, cette technique permet de corriger tant les volumes que les formes mais la cellulite ne disparaît pas…

La lipoaspiration est l’intervention de chirurgie esthétique les plus pratiquées au monde. Son objectif est de réduire les amas de graisse difficilement réductibles par un régime amaigrissant. Selon l’importance des volumes à traiter, la lipoaspiration se pratique sous anesthésie locale (microlipoaspiration), sous péridurale voire sous anesthésie générale pour plus de quatre litres de graisse. Dans ce dernier cas, l’hospitalisation peut durer 24 heures. Cette opération ne peut être pratiquée chez la femme enceinte, chez la personne dont un membre a subi un curage ganglionnaire (par exemple lors d’un cancer du sein) et chez les personnes ayant des antécédents de phlébite (obstruction veineuse qui apparaît souvent dans les membres inférieurs). Les fumeurs et les femmes sous contraception orale seront acceptés avec beaucoup de précautions.

En pratique, le chirurgien aspire les cellules de graisse à l’aide de canules de cinq à deux millimètres de diamètre, qu’il introduit en profondeur via de petites incisions de moins d’un centimètre. Les incisions sont dissimulées autant que possible dans des zones cachées ou recouvertes ou dans un pli de flexion. Habituellement le chirurgien injecte dans ces incisions un mélange de sérum physiologique, d’un anesthésiant local et d’un produit qui contracte les vaisseaux sanguins pour éviter les saignements et n’aspirer que la graisse.

A mesure du perfectionnement de cette technique, notamment grâce à l’utilisation de canules de plus en plus fines, il est devenu possible de travailler au plus près de la peau, en respectant les vaisseaux sanguins et les nerfs et de corriger non seulement les volumes mais également les formes. Les petites galeries creusées par les canules sous la peau incitent celle-ci à se rétracter et l’aspect  « en tôle ondulée » qui caractérisait ce type de chirurgie à ses débuts dans les années 1980 doit en principe pouvoir être évité. Cependant, il faut noter que la cellulite et l’aspect « peau d’orange » ne seront pas modifiés par cette intervention. Tout au plus seront-ils améliorés. Un logiciel de simulation permet au chirurgien de montrer au patient les résultats postopératoires à attendre.

Un ou deux points de suture seront nécessaires après chaque incision : généralement le chirurgien utilise un fil résorbable qui finit par disparaître. Chaque incision  est également recouverte d’un petit pansement. Dès la fin de l’opération, le patient devra porter un vêtement compressif 24 heures sur 24 pendant un mois. Il pourra toutefois le retirer quelques minutes matin et soir pour prendre sa douche.

A qui s’adresse la lipoaspiration ? Cette technique permet une amélioration de la silhouette lorsque la graisse superflue est localisée et les volumes, importants : culotte de cheval, ventre, graisse à l’intérieur des cuisses ou « banane bag » en haut des cuisses… Avant de se lancer dans ce type d’aventure, il est conseillé de se donner un délai de réflexion raisonnable. Il faut surtout s’informer, comprendre et évaluer les risques, éviter de se décider sur un coup de tête lors d’une phase de déprime ou dans le but de satisfaire un amoureux et il ne faut pas se fier au premier chirurgien venu mais plutôt confronter plusieurs avis !

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