La méthode Cohen : à chacun son régime

Publié le Mercredi 25 janvier 2012 par Chantal

Qu’est-ce qu’un bon régime ? Pour le Docteur Cohen, la réponse est simple : c’est un régime qui ne nous éloigne pas trop de nos habitudes et de nos goûts alimentaires, durant lequel nous n’avons pas trop faim, qui ne nous fatigue pas, qui respecte notre mode de vie et, bien entendu, qui nous fait maigrir ! 

« Je me suis toujours battu contre la standardisation des régimes », explique ce nutritionniste auteur et co-auteur de nombreux livres à succès parmi lesquels « Objectif minceur : Mon programme pour maigrir semaine après semaine », « Savoir Maigrir » et « Au bonheur de Maigrir ». Dans ce dernier, il écrit à ce propos: « « J’ai toujours prétendu qu’on pourrait faire maigrir les gens avec plus de facilité si on calait leur régime sur leurs habitudes alimentaires, plutôt que de leur infliger des régimes uniformes, du prêt-à-porter ».

D’après Jean-Michel Cohen, certaines notions sont dépassées. Par exemple, il n’est pas justifié aujourd’hui d’imposer un petit déjeuner aux enfants. La valeur nutritionnelle de nos repas est souvent suffisante pour qu’on ne soit pas obligé de manger lorsqu’on n’a pas faim. « Nos goûts et nos dégoûts ont en fait autant de valeur que les us et pratiques que d’aucuns prétendent imposer… Il y a même une tentation de rigidité morale qui impose de manger comme on doit et non comme on aime, laquelle n’est justifiée en rien d’un point de vue nutritionnel. C’est en fait l’excès de consommation et la culpabilité qui transforment le plaisir de manger en quasi maladie ». Le nutritionniste souligne par ailleurs que l’on ne trouve pas les mêmes produits au nord de la France ou dans le sud du Maroc, et l’offre alimentaire varie selon les modes : il faut tenir compte de l’apparition ou de la disparition de certains aliments aux rayons des supermarché.

Conçus pour être adaptés à une alimentation nouvelle, certains aspects des régimes Cohen paraissent pour le moins originaux : par exemple, les hamburgers et autres plats typiques de la restauration rapide made in USA ne sont pas interdits. « Il n’y a rien d’extravagant à proposer des cheeseburgers au cours d’un régime quand on connaît la composition nutritionnelle d’un tel produit ». Et d’ajouter : « Dans le cadre des régimes, l’idée d’éprouver du plaisir est ni plus ni moins taboue !… J’ai toujours observé avec surprise la réaction des patients à qui j’autorisais croissants, hamburgers ou pizzas ».

Chaque régime amaigrissant doit être établi sur mesure et s’attacher à un facteur essentiel : le goût. « Prescrire des produits jugés dégoûtants ne sert évidemment à rien sinon à susciter un rejet des aliments et un refus de l’ensemble de la prescription. A l’inverse, plus un régime sera sollicitant et agréable à consommer, plus il incorporera les notions psychiques, géographiques, socioculturelles et gustatives d’un individu, plus il aura de chances d’être vécu comme un petit phénomène de la vie de tous les jours, donc d’être suivi ». Et de conclure : « Chacun doit réfléchir à cette notion de goût et de dégoût, comprendre qu’un régime n’a des chances d’aboutir que s’il devient son régime. Et qu’il ne bannit pas toute notion de plaisir ».

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