Obésité et surpoids en Europe

Publié le Lundi 9 janvier 2012 par Chantal

En Europe, il y aurait trois fois plus d’obèses aujourd’hui que dans les années 1980. Au total, l’épidémie mondiale d’obésité y toucherait 150 millions d’adultes et 15 millions d’enfants. Le surpoids et l’obésité seraient à l’origine de 80% des cas de diabète de type 2, de 55% des cas d’hypertension artérielle et de plus d’un million de décès chaque année.

Les Européens se sont longtemps crus à l’abri et pourtant… D’après les statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé, qui couvrent 46 pays d’Europe, le surpoids et l’obésité sont devenus un nouveau défi pour l’Europe également. En 2010, il y avait environ 150 millions d’Européens adultes obèses. Selon le pays, de 32% à 79% des européens, et de 28% à 78% des européennes sont en situation de surcharge pondérale (IMC entre 25 et 29). L’obésité (IMC de 30 et plus) touche de 5 à 23% des hommes et de 7 à 36% des femmes. Les pays qui battent les records d’obésité sont l’Albanie, en première position, suivie de près par la Bosnie-Herzégovine, l’Écosse, Israël, la Croatie, la Turquie et l’Angleterre. Les progressions les plus rapides du phénomène ont été constatées en Irlande et au Royaume-Uni (Angleterre et Écosse réunies). La France, l’Italie, le Danemark, l’Autriche, la Suisse et surtout la Norvège figurent parmi les pays européens les moins touchés par l’épidémie d’obésité chez les adultes.

La tendance qui se dessine chez les enfants et les adolescents européens, est pour le moins inquiétante. Au total, il y aurait actuellement dix fois plus de cas d’obésité infantile que dans les années 1970. Quinze millions d’enfants et adolescents européens sont concernés. En 2010, 38% des enfants en âge d’aller à l’école primaire étaient trop gros et plus d’un quart de ceux-ci étaient obèses. Les records de surpoids chez les enfants de 13 à 15 ans sont battus par Malte, le Royaume-Uni, le Danemark, le Portugal, la Slovénie, l’Italie, la Grèce et l’Espagne.  Dans un rapport publié en 2007, l’O.M.S. met notamment en évidence le phénomène de transmissibilité de facteurs de risque d’une génération à la suivante. En outre, les habitudes alimentaires de la mère avant la conception et pendant la grossesse seraient déterminantes. Une alimentation maternelle trop riche en calories et en graisses serait à l’origine d’une prédisposition à la prise de poids excessive chez l’enfant et plus particulièrement au développement de l’adiposité abdominale. En revanche, l’allaitement de l’enfant constituerait une protection contre l’obésité.

Le « syndrome métabolique » caractérisé par une forte obésité abdominale avec hypertension, dyslipidémie et réduction de l’insulino-résistance toucherait entre 20 et 30% des Européens, selon l’O.M.S. Le poids excessif serait à l’origine d’au moins trois-quarts des cas de diabète de type 2, d’un tiers des cardiopathies ischémiques, de la moitié des cas d’hypertension artérielle, d’un tiers des accidents vasculaires cardiaques et d’environ un quart des cas d’arthrose. Par ailleurs, le surpoids serait lié au développement de près d’un cinquième des cancers du côlon et de la moitié des cancers de l’utérus ; un huitième des cancers du sein chez les femmes post-ménopausées seraient attribuables au surpoids. Enfin, les maladies et les problèmes de santé liés à un excès de poids étaient à l’origine de plus d’un million de décès prématurés en Europe en 2000, les femmes étant plus touchées que les hommes.

A lire aussi:

Obésité et surpoids: une épidémie mondiale

 

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 0.0/5 (0 votes cast)

Leave a Reply