Pourquoi les femmes ont plus de mal à maigrir que les hommes ?

Publié le Dimanche 22 janvier 2012 par Chantal

Prédispositions génétiques, dérèglements hormonaux, rétention d’eau, anxiété, stress et perturbations affectives… Les femmes sont plus exposées que les hommes à l’assaut des kilos superflus. Les régimes amincissants successifs suivis de reprise de poids n’arrangent rien. Ce yoyo pondéral qui démarre souvent à l’adolescence provoque peu à peu une résistance au déstockage des graisses corporelles.

Les hommes et les femmes ne sont pas égaux devant le surpoids. Les femmes sont naturellement plus « grasses », avec 18 à 25% de masse graisseuse pour seulement 10 à 15% chez l’homme. Avoir les hanches, les fesses et les cuisses généreuses répond à une fonction naturelle précise : celle de réserve énergétique en prévision d’une grossesse ou d’un allaitement se déroulant en situation de famine ou de catastrophe naturelle, par exemple. La femme est programmée génétiquement pour conserver cette masse graisseuse du bas du corps ; il est donc plus difficile pour elle de la perdre.

Ensuite, le problème de la rétention d’eau affecte les femmes plus que les hommes. Il est plus marqué avant les règles, se manifestant par un gonflement parfois douloureux des seins et du ventre. Que faire ? Éviter le sel et tout ce qui en contient trop (chips et charcuteries, notamment), et boire beaucoup d’eau ! En effet, l’eau est le meilleur des diurétiques. Encore mieux : boire beaucoup d’eau en position allongée.

L’anxiété, le stress et les perturbations affectives résultant d’une séparation ou du chômage, par exemple, touchent plus les femmes que les hommes. Face au mal-être, certaines compensent en mangeant. Grignotage compulsif, addiction au sucre ou au chocolat, boulimie… Tous cela est bien plus une affaire de femmes… Le stress peut aussi déclencher diverses réactions biochimiques dans le corps, stimulant anormalement le stockage des graisses. Les carences en certains nutriments tels le magnésium, le fer et la vitamine B6, souvent constatées chez les femmes les rendent encore plus vulnérables. En outre, une carence en protéines est souvent constatée. Or celles-ci sont indispensables pour diminuer la masse graisseuse.

La puberté, la grossesse, un déséquilibre entre œstrogènes et progestérones, la ménopause, la période prémenstruelle, les contraceptifs, les traitements hormonaux de substitution… : les hormones et les dérèglements hormonaux sont aussi souvent à l’origine d’une prise de poids importante. La ménopause est un facteur d’amplification pour une femme qui a déjà une hypersensibilité à la surcharge pondérale. Plus les femmes sont grosses au moment de la ménopause, plus elles ont de risques de grossir, et inversement. Une carence en œstrogènes favorise la production d’insuline et le stockage des graisses. En cas de prise d’hormones de substitution, leur choix, leur dosage et leur posologie sont fondamentaux pour éviter les dérapages du poids.

En outre, il ne faut pas sous-estimer l’ampleur du phénomène de résistance au déstockage des graisses dû aux multiples privations et régimes hypocaloriques successifs. Les hommes font leur premier régime amaigrissant généralement entre 35 et 45 ans, lors d’une remise en question radicale qui les conduit souvent à se reprendre le sport, à arrêter de fumer, à changer de situation professionnelle et parfois aussi de vie conjugale…. Les femmes commencent à faire des régimes dès l’adolescence. Leur organisme réagit à ces pertes de poids successives toujours suivies de reprise de poids, en mettant en place des mécanismes de conservation et de récupération très efficaces des graisses. Il arrive même que leur organisme multiplie le nombre de cellules graisseuses pour pouvoir accumuler un maximum de réserves…

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