Archive for the ‘Psychologie’ Category

L’aromathérapie pour soigner l’anorexie

Publié le Jeudi 9 février 2012 par Chantal

Associée à une psychothérapie ou à un accompagnement psychologique, l’aromathérapie peut s’avérer efficace pour soigner l’anorexie. L’on choisira pour le bain ou le massage des huiles essentielles qui remontent les niveaux d’énergie, soulagent la dépression et stimulent l’estime de soi. L’automassage est particulièrement recommandé car il encourage l’anorexique à se réconcilier avec son corps.

L’anorexie est une pathologie qui affecte essentiellement les jeunes filles et les femmes (90% des cas). Caractérisée par des anomalies du comportement alimentaire et l’auto-évaluation du poids et de la forme du corps, elle aboutit à une maigreur extrême parfois dangereuse. Pour les anorexiques, l’alimentation et les calories deviennent au quotidien une préoccupation obsédante. On diagnostique une anorexie lorsque le poids se situe à moins de 85% du poids attendu médicalement et qu’on constate une peur intense de grossir, une altération de la perception du poids et de la forme du corps, un déni de la gravité de la maigreur actuelle, et parfois une aménorrhée chez les filles et femmes (absence de 3 cycles menstruels consécutifs). Le traitement médical de l’anorexie comporte une prise en charge psychiatrique et la prescription d’antidépresseurs et de tranquillisants. Un séjour à l’hôpital est parfois souhaitable, et dans les cas les plus graves, l’on procède au gavage du patient par intubation.

Lorsque le patient reconnaît qu’il a besoin d’être soigné, l’aromathérapie peut se révéler efficace. Celle-ci doit toutefois être associée à une psychothérapie ou tout le moins à un soutien psychologique. L’objectif principal du traitement aromathérapique sera d’améliorer l’état mental de la personne anorexique. Des huiles essentielles contribuant à soulager la dépression et à donner de l’optimisme sont conseillées : bergamote, camomille (romaine ou allemande), jasmin, encens, néroli, lavande, rose, sauge scarlée et ylang ylang. Le genièvre aide à débarrasser l’esprit des pensées irrationnelles et négatives. Pour donner du courage : fenouil, genièvre, lavande, marjolaine, menthe poivrée, mélisse, poivre noir, rose, thym et myrrhe. Pour stimuler les niveaux d’énergie et combattre l’abattement : menthe poivrée, romarin, poivre noir et thym.

 

Les massages aromathérapiques peuvent aident l’anorexique à reprendre de l’assurance, à renouer le contact avec son corps et à (ré)apprendre à s’aimer. Il est particulièrement recommandé de l’encourager à pratiquer l’automassage. Voici deux recettes d’huiles de massage conseillées:

  • 10 ml d’huile de support (amande douce, noyau d’abricot, sésame ou pépins de raisin, par exemple)
  • 1 goutte de bergamote
  • 1 goutte de jasmin
  • 1 goutte de rose

ou

  • 10 ml d’huile de support (amande douce, noyau d’abricot, sésame ou pépins de raisin, par exemple)
  • 1 goutte de graine d’angélique
  • 1 goutte de néroli
  • 1 goutte de rose

Notez aussi que pour reprendre du poids, l’anorexique doit manger souvent et en petites quantités des aliments à haute valeur nutritive, riches en vitamines et en oligo-éléments. Un apport renforcé en zinc aidera à rétablir l’appétit et agira sur les symptômes psychologiques. Les aliments riches en zinc incluent les lentilles, les amandes, le tofu et les graines de citrouille, entre autres.

L’anorexie inversée ou dysmorphie musculaire

Publié le Mardi 7 février 2012 par Chantal

C’est le complexe d’Adonis : un trouble du comportement inverse de l’anorexie mentale qui concerne les hommes uniquement. Malgré leur corps de bodybuilder, ceux qui en souffrent perçoivent leur taille, leur poids et leur musculature comme insuffisants. Résultat: régimes alimentaires stricts, musculation excessive et consommation de stéroïdes anabolisants…

Il est beaucoup question du lien entre les troubles du comportement alimentaire chez certaines femmes et jeunes filles et les images de minceur frôlant l’anorexie qui sont véhiculées par la publicité et les magazines de mode. Mais désormais, le sexe fort n’est plus à l’abri du dictat des médias de masse et des canons de la beauté qu’ils imposent. Alors qu’autrefois, les hommes se souciaient peu ou prou de leur silhouette, aujourd’hui l’intelligence, l’humour, la position sociale et le niveau de revenu ne suffisent plus à leur garantir succès et conquêtes. Le nouveau statut du corps masculin et de la virilité serait en train de générer un phénomène qui peut avoir des conséquences aussi graves que l’anorexie: il s’agit de la dysmorphie musculaire (de l’anglais muscle dysmorphia), ou anorexie inversée, parfois aussi appelée « Complexe d’Adonis ».

Cette pathologie implique le recours excessif à l’exercice physique, source de fatigue, de lésions musculaires ou articulaires et de dopages dangereux. Comme chez les anorexiques, les hommes qui en souffrent sont insatisfaits de leur corps dont ils ont une perception erronée: ils se trouvent ou trop petits ou trop peu musclés, malgré une masse musculaire généralement supérieure à celle des bodybuilders normaux… Il en résulte des conduites alimentaires anormales et une obsession du régime, des troubles de l’humeur et des troubles anxieux mais aussi l’usage excessif de stéroïdes anabolisants et parfois même l’injection de fluides servant à gonfler les muscles tels le synthol (les complications liées à l’usage de ces substances pouvant être sérieuses).

Leur objectif est de prendre du muscle sans prendre du gras par souci de correspondre à une image idéale du corps. Parmi les symptômes caractéristiques, notons une tendance à se comparer aux autres et à s’examiner longuement dans les miroirs ou au contraire, un évitement des miroirs. Les hommes qui souffrent de ce trouble éprouvent un sentiment de détresse s’ils manquent l’un des nombreux repas programmés dans le courant de la journée, s’ils ratent une séance d’entraînement ou bien s’ils n’ont pas pu consommer la ration quotidienne de protéines qu’ils s’étaient fixés.

Parmi les hypothèses émises par les psychiatres pour expliquer le complexe d’Adonis, il y aurait l’influence des images du super-héros à la musculature surdimensionnée, véhiculée par les dessins animés et les bandes dessinées pour enfants. Certaines expériences difficiles, vécues au cours de l’enfance comme les moqueries à répétition, le harcèlement ou les problèmes familiaux, pourraient aussi être à l’origine de ce phénomène, que les thérapies cognitive et comportementale peuvent notamment aider à soigner.

S’attaquer aux pensées irrationnelles pour maigrir

Publié le Dimanche 5 février 2012 par Chantal

Les émotions et les pensées brouilleraient la perception des sensations de faim et de satiété et nous pousseraient à manger trop, selon le Dr Jean-Philippe Zermati, qui propose un étrange exercice de substitution alimentaire pour retrouver la clé du contrôle du poids.

Pour ce nutritionniste et psychothérapeute, plus on fait de régimes, plus on grossit. L’état de mauvaise conscience alimentaire se traduirait par une forme de vigilance accrue sur sa manière de manger et une inquiétude diffuse : « le mangeur moderne éprouve ainsi continuellement le sentiment de transgresser des règles alimentaires que, dans le même temps, il admet être dans l’incapacité de définir clairement ».

Des schémas de pensée tels que « je dois manger beaucoup d’aliments autorisés pour ne pas avoir envie de manger des aliments interdits » ou « si je consomme un aliment interdit, je dois en manger beaucoup car je n’y aurai plus droit par la suite » poussent finalement à manger au-delà de ses besoins et brouillent la perception des sensations alimentaires. D’autres processus cognitifs ont le même résultat : la peur de manquer des aliments interdits ou de succomber à ses envies, la peur de la faim, la lutte constante contre ses envies de manger qui génère frustrations et sentiments de culpabilité. D’après le Dr Zermati, le mangeur finit par consommer de grandes quantités de tous les aliments. La consommation d’aliments n’est plus guidée par ses besoins alimentaires, mais par des processus cognitifs et des émotions. Peu à peu, les sensations du besoin alimentaire réel s’estompent et finissent par disparaître.

Pour retrouver la sensation de satiété, véritable clé du contrôle du poids, il propose un exercice de substitution alimentaire. Pour commencer, il faut choisir un aliment « interdit », très calorique: des gâteaux, par exemple. Ensuite, après en avoir acheté autant qu’on veut pouvoir en manger en une journée, il faut observer le programme suivant pendant quatre jours au moins:

  • supprimer le déjeuner
  • le remplacer tous les jours par un repas de gâteaux à volonté
  • s’arrêter de manger quand on est rassasié
  • remanger des gâteaux l’après-midi, en cas de faim seulement
  • au dîner, régler la taille et la composition du repas en fonction de la faim et de la satiété
  • se peser le premier et le dernier jour de l’expérience

L’aliment interdit peut aussi être du chocolat, des charcuteries, des tartes salées, mais il ne faut pas en changer pendant toute la durée de l’expérience. Il faut en acheter la même quantité chaque jour, même si on ne mange pas tout. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, le résultat n’est pas une explosion du poids affiché par la balance. Au dîner, la tendance sera de manger des salades et des crudités, non parce qu’elles font maigrir, mais parce que la personne qui effectue cet exercice en aura tout simplement une furieuse envie… !