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L’acupuncture pour maigrir

Publié le Vendredi 10 février 2012 par Chantal

L’acupuncture peut aider à perdre des kilos et à stabiliser le poids obtenu après un régime amaigrissant par le contrôle de l’appétit, la gestion du stress et la stimulation du métabolisme et des processus d’élimination. Des variantes « sans aiguilles » existent pour les moins courageux… ! 

L’acupuncture est un des piliers de la médecine traditionnelle chinoise. Elle consiste à introduire des aiguilles dans la peau au niveau de 366 points spécifiques situés le long de 12 voies de circulation de l’énergie, appelées « méridiens ». L’objectif est de rétablir une bonne circulation de l’énergie vitale ou « qi » dans le corps, de la tonifier si elle est insuffisante ou de la disperser si elle est bloquée à certains endroits.

Diverses études démontrent les bienfaits de cette méthode thérapeutique dans le cadre d’un régime amaigrissant. L’acupuncture a un effet calmant et relaxant propice à la perte de poids. Elle peut aider à contrôler et à réduire l’appétit, et à renforcer détermination et volonté de perdre du poids, ainsi que la capacité à réprimer les envies d’aliments gras ou sucrés. En même temps, elle peut rééquilibrer les systèmes digestif et hormonal, stimuler le métabolisme et le niveau d’énergie et favoriser l’élimination des graisses et des excès d’eau retenue par les tissus. En moyenne, 10 séances sont nécessaires, chaque séance pouvant durer entre 30 et 90 minutes.

L’auriculothérapie, une variante de l’acupuncture visant exclusivement des points situés sur l’oreille, serait particulièrement efficace pour perdre du poids. L’auriculothérapie chinoise s’attache à traiter des points situés sur le lobe de l’oreille (il y en aurait plus de 120). Dans l’auriculothérapie occidentale, développée dans les années 50 par le médecin français Paul Nogier, l’oreille symbolise un fœtus tête en bas sur lequel sont répartis 30 points principaux correspondant aux organes et aux différentes parties du corps. Le praticien stimule certains points spécifiques associés aux problèmes de surpoids en exerçant une pression avec les doigts, avec des aiguilles ou micro-aiguilles ou encore à l’aide d’un rayon laser : le point « bouche », pour le mangeur impulsif qui peut aussi être quelqu’un qui fume et parle beaucoup,  le point « poumon », pour les accros du chocolat et des douceurs, ou le point « reins », responsable de la rétention d’eau, de la nervosité et des dérèglements hormonaux.

Il existe d’autres façons d’activer les points d’acupuncture qui conviennent mieux aux personnes rebutées par les aiguilles. Dans les massages Tui Na par exemple, le praticien masse les points à traiter avec les doigts (acupressing). Les points d’acupuncture peuvent aussi être stimulés par la chaleur. Traditionnellement cela se fait à l’aide de cônes de poudre d’armoise compressée (la moxibustion) ; ces cônes, les « moxas », brûlent comme de bâtons d’encens et la chaleur émise diffuse à travers un petit tampon de feutre glissé entre le cône et la peau. Les moxas peuvent être remplacés par un rayon laser.

Enfin, notons que l’efficacité de l’acupuncture et des thérapies qui en sont dérivées peut se voir renforcée par l’adjonction de certaines herbes médicinales chinoises, un programme diététique spécial ainsi que des exercices énergétiques (qi gong ou tai chi chuan).

Les médicaments coupe-faim

Publié le Vendredi 10 février 2012 par Chantal

Deux types de médicaments coupe-faim existent sur le marché. Les premiers, inoffensifs, comportent des fibres qui gonflent dans l’estomac. D’autre part, les anorexigènes, principalement de type amphétaminiques sont, quant à eux, des suppresseurs d’appétit qui agissent sur le cerveau et peuvent s’avérer dangereux. Dans les deux cas, sans changement d’habitudes alimentaires et de style de vie, les éventuelles pertes de poids obtenues seront vite effacées…

Les suppresseurs d’appétit à base de fibres qui gonflent dans l’estomac n’ont pas d’effets néfastes pour la santé. Leurs inconvénients : en cas de système intestinal fragile, leur prise peut provoquer ballonnements, diarrhée et douleurs au ventre. Ils permettraient de perdre environ 1.5 kg en 4 semaines, et sont surtout utiles pour les gourmands qui ont tendance à manger trop pendant les repas. Il leur suffira d’en avaler quelques minutes avant le repas avec un grand verre d’eau, et leur appétit en sera considérablement réduit. Mais attention, ces coupe-faim n’ont aucun effet sur l’envie de grignotage… Ils contiennent généralement de la gomme de guar, de la gomme de xanthane ou du glucomannane (gomme de Konjac), et sont commercialisés entre autres sous les noms suivants : Dietoman, Guarline, Konjax 750, Konjac, Minapétil et Modéril.

Les anorexigènes sont des suppresseurs d’appétit agissant sur le cerveau. Leurs avantages : un amaigrissement facile. Mais leurs inconvénients sont multiples. Outre des résultats relativement modestes en termes de perte de poids, ils comportent de nombreux effets secondaires et contrindications. Les médicaments anorexigènes amphétaminiques ou à structure apparentée aux amphétamines (cités ci-dessous) ont été retirés du marché dans de nombreux pays en raison de leur caractère addictif. Attention, n’achetez pas ce genre de produits dans des pharmacies online, ne les consommez que sur avis médical et prenez garde à leur association avec d’autres médicaments. Notez aussi que des alternatives intéressantes existent aujourd’hui, notamment les nouvelles générations de médicaments anti-obésité tels le best-seller de la firme GlaxoSmithKline, Alli, vendu sans ordonnance et dont le mode d’action est très différent de celui des coupe-faim, puisqu’il agit sur l’absorption intestinale des graisses.

Anorexigènes (coupe-faim) agissant sur le cerveau :

Les Amphétamines

  • Substances apparentées aux stupéfiants
  • Diminuent l’appétit et retardent la survenue de la faim
  • Réduisent les besoins de sommeil (utilisées par les travailleurs de nuit, les étudiants, les artistes)
  • Effet euphorisant, génèrent une hyperactivité
  • Provoquent une dépendance : l’arrêt peut provoquer de la dépression

L’Amfépramone (ou sels de diéthylpropion)

  • Molécule à structure dérivée de l’amphétamine, avec effets excitants réduits (5 à 6 fois moins)
  • Médicament prescrit sous les noms suivants : Anorex, Modératan, Préfamone, Ténuate Dospan
  • Perte de 2.2 kg sur 8 semaines, en moyenne
  • Effets secondaires : bouche sèche, nervosité, insomnies, constipation, fatigue, vertiges, somnolence, sensation de tête vide

La Fenfluramine

  • Molécule dont la structure est dérivée de l’amphétamine
  • Diminue l’appétit ainsi que l’absorption des graisses, selon certaines études
  • En vente sous les noms suivants : Pondéral, Isoméride et Redux
  • Perte équivalente d’environ 2 kg sur 8 semaines
  • Entraîne fatigue, diarrhée, bouche sèche, anxiété, insomnie, maux de tête

La Phentermine

  • Dérivé de l’amphétamine
  • Usage a court-terme en association avec des traitements non médicamenteux (sport, régime alimentaire)
  • En vente sous les noms suivants : Adipex-P, Obenix et Oby-Trim
  • Pas de données sur la perte de poids obtenue
  • Effets secondaires : anxiété, excitation psychomotrice, sécheresse de la bouche, insomnies, tachycardie
  • Risque de dépendance

La Sibutramine

  • Structure apparentée à celle des amphétamines
  • Augmente la sensation de satiété
  • Commercialisé sous le nom de Meridia,  Reductil et Sibutral
  • Pas de données sur la perte de poids obtenue
  • Nombreux effets secondaires : insomnies, constipation, transpiration excessive, sécheresse de la bouche, maux de tête, palpitations, hypertension artérielle

Maladies cardiovasculaires, hypertension, hyperlipidémie, syndrome de résistance à l’insuline, hyperinsulinémie,  diabète sucré de type 2, arthrose, problèmes articulaires…  Le surpoids et l’obésité chez les adultes sont directement liés à des maladies chroniques parfois graves. A surveiller surtout : les graisses situées sur le ventre.

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.), 1,5 milliard de personnes sont en surcharge pondérale dans le monde, c’est-à-dire que leur indice de masse corporelle est de 25 ou plus : parmi elles, plus de 200 millions d’hommes et près de 300 millions de femmes sont obèses (IMC de 30 et plus). Vingt-trois pourcents des cardiopathies ischémiques, 44% des cas de diabète et de 7 à 41% de certains types de cancers sont attribuables à une surcharge pondérale.

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde; en 2008, 17.3 million de personnes sont mortes des conséquences d’une maladie cardiovasculaire (projection pour 2030 : 23.6 millions de personnes). Les maladies cardiovasculaires sont à l’origine de 30% de tous les décès. La cause la plus fréquente d’accidents cardiaques et vasculaires cérébraux est l’amas de dépôts graisseux (cholestérol) sur les parois des vaisseaux sanguins qui alimentent le cœur ou le cerveau. 80% des maladies coronariennes et cérébrovasculaires sont causées par une mauvaise alimentation, le manque d’exercice physique et le tabagisme. Le surpoids constitue un facteur aggravant. Il peut aussi être à l’origine de certains dysfonctionnements du cœur. Des recherches récentes menées à l’Université d’Adélaïde, en Australie, ont mis en évidence le lien entre l’obésité et certaines anomalies dans la structure, la taille et le rythme des contractions du muscle cardiaque.

Plus la surcharge pondérale est importante, plus le risque de contracter un diabète de type 2 est élevé. Aujourd’hui, le nombre de diabétiques dans le monde s’est accru de manière exponentielle, atteignant des proportions épidémiques tout comme l’obésité et le surpoids: d’après l’O.M.S., 346 millions de personnes étaient atteintes par cette maladie en 2011. 90% d’entre elles souffraient d’un diabète de type 2.  Or il faut savoir que le diabète augmente aussi le risque coronarien ou cérébrovasculaires : 50% des diabétiques décèdent d’une maladie cardiovasculaire.

Le risque de développer une maladie cardiovasculaire ou un dérèglement de la fonction insulinique est non seulement fonction du niveau de surcharge pondérale, mais aussi de la manière dont les graisses sont réparties sur le corps. Une forte concentration de graisses au niveau central (région abdominale) constitue un facteur de risque plus important qu’une répartition des graisses en périphérie du corps.

Arthrose, fractures et usure prématurée des articulations (genoux, chevilles) : le surpoids peut avoir une incidence non négligeable sur la mobilité. Les personnes trop lourdes ont généralement besoin d’implants orthopédiques à un plus jeune âge. Par ailleurs, la surcharge pondérale peut être à l’origine de certaines complications en chirurgie orthopédique, notamment d’infections, de caillots sanguins ou de dislocations prématurées des prothèses. Souvent, une période de réadaptation plus longue sera nécessaire.

Enfin, le lien entre obésité et certains types de cancer a été établi scientifiquement, en particulier, le cancer de l’utérus, le cancer du sein et le cancer du côlon. Dans une étude de 524 cas de cancer du sein menée entre janvier 2009 et septembre 2010, des chercheurs de l’Université de Grenade en Espagne, ont démontré que les femmes obèses courent un risque plus important de contracter cette maladie et à un plus jeune âge, que les femmes de poids normal.