Sédentarité, inactivité physique et obésité

Publié le Jeudi 26 janvier 2012 par Chantal

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, deux tiers au moins des adultes vivant dans l’Union Européenne ne pratiquent pas suffisamment d’activité physique. L’O.M.S. qui recommande un minimum de 30 minutes d’efforts modérés cinq jours par semaine. Que ce soit au travail, à l’école ou pendant nos loisirs, le mode de vie moderne favorise la sédentarité au détriment de la santé.

Couplée à une mauvaise alimentation, l’inactivité physique est l’un des facteurs déterminants expliquant l’épidémie d’obésité qui frappe la planète. C’est prouvé : le sport aide à maigrir et à rester mince. Outre ses bienfaits pour la ligne et le moral, il permet aussi de réduire les risques de contracter une maladie cardiovasculaire, un diabète ou de nombreuses autres maladies chroniques. Il est recommandé de faire au moins une demi-heure d’exercice physique modéré tel que de la marche rapide, cinq jours par semaine. Des durées plus longues allant de 60 à 90 minutes de marche ou de sport d’intensité plus élevée sont conseillées aux personnes exposées à une alimentation trop riche en graisses et en sucres. Mais en termes d’exercice physique, la majorité des européens sont bien loins du compte. Pourquoi ?

Divers facteurs de l’environnement social et urbain moderne influencent nos choix en matière d’activité physique. A l’école, l’accent est mis davantage sur les cours théoriques et les tâches académiques ; les activités sportives qui permettent de se dépenser, sont souvent jugées moins importantes. Beaucoup de jeunes et de moins jeunes choisissent de passer leurs moments libres devant la télévision, qui offre un nombre de programmes et de chaînes toujours croissant, ou devant l’ordinateur. De moins en moins d’enfants vont à l’école à pied ou à vélo, pour des motifs de sécurité. Certaines villes européennes ont plus récemment agi en matière d’urbanisme afin de faciliter la circulation à vélo, en transports publics ou à pied, en rapprochant les quartiers résidentiels des commerces, des lieux de loisir et des lieux de travail. L’accessibilité à des centres de fitness ou des clubs sportifs est essentielle, tant sur le plan de la distance que du coût. La proximité d’espaces verts, dans la mesure où ils sont bien entretenus et sûrs, favorise les activités de plein air.

La voiture reste un mode de transport privilégié, en raison de la liberté de déplacement et de l’image sociale qu’elle offre. L’activité physique durant le travail a également décru durant les dernières décennies, un nombre croissant de travailleurs étant engagés dans des tâches de bureau, donc, par définition, sédentaires. Certaines entreprises, encore trop peu nombreuses, promeuvent la participation de leurs employés à des activités sportives organisées en leur sein ou dans des centres de fitness proches ou encouragent l’usage des transports en commun pour se rendre sur le lieu de travail. Parmi les facteurs défavorables à la pratique régulière du sport, notons aussi la réticence qui se manifeste chez les enfants ou les adultes qui ont un problème de poids visible; cela se remarque surtout dans les sports très compétitifs ou qui nécessitent de se dévêtir (natation, par exemple). Enfin, certaines restrictions culturelles ou religieuses empêchent les filles en particulier d’exposer leur corps en public, ce qui peut constituer un obstacle à la pratique d’un sport.

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