Archive for the ‘Psychologie’ Category

L’anorexie mentale

Publié le Mardi 31 janvier 2012 par Chantal

Caractérisée par des anomalies du comportement alimentaire et de l’évaluation du poids et de la forme du corps, l’anorexie mentale aboutit à une maigreur extrême parfois dangereuse. Pour les anorexiques, l’alimentation et les calories deviennent des préoccupations obsédantes au quotidien.

Les pensées et les activités des personnes souffrant d’anorexie mentale sont centrées sur leur silhouette, leur poids et leur nourriture. Elles pensent sans arrêt à leur alimentation et à sa teneur en graisses et en calories, de façon à en absorber le moins possible. Leurs habitudes alimentaires sont aberrantes, et souvent dissimulées en raison de la réprobation de l’entourage. Certains rituels sont mis en place comme découper les aliments en tout petits morceaux, les jeter ou les cacher. Dans certains cas, l’anorexique prépare des repas élaborés pour les autres (mais n’y touche pas). L’anorexie mentale est souvent synonyme de solitude et de dépression, elles aussi dissimulées.

Les critères diagnostiques sont les suivants:

  • Poids en-dessous de 85% du poids attendu
  • Peur intense de prendre du poids ou de devenir gros
  • Altération de la perception du poids et de la forme de son corps, influence excessive sur l’estime de soi, déni de la gravité de la maigreur actuelle
  • Aménorrhée chez les filles et femmes (absence de 3 cycles menstruels consécutifs)
  • Corps très maigre mais excellente santé apparente, physique et morale

Attention, les termes « anorexie mentale «  définissent une pathologie, alors que le terme « anorexie » utilisé seul se définit simplement comme un symptôme, celui du manque d’appétit (peu importe la cause). Il faut également faire la distinction entre l’anorexie ‘restrictive’ où l’individu s’impose une diète sans concessions, et l’anorexie ‘boulimique’, caractérisée par des crises régulières de boulimie et le recours aux vomissements et purgatifs (laxatifs, diurétiques, lavements) pour vider le corps.

L’anorexie est une pathologie qui affecte essentiellement les jeunes filles et les femmes qui représentent 90% des cas. L’anorexie commence entre 13 et 20 ans pour 85% d’entre elles. Au total, entre 0.3 et 0.7% de la population féminine est affectée par cette maladie, qui est considérée comme une affection grave puisque le taux de mortalité se situe entre 5 et 18%. Bien qu’il existe des traitements pour l’anorexie, il arrive fréquemment que d’anciennes anorexiques continuent à entretenir des préoccupations alimentaires anormales liées à des troubles relationnels et de l’humeur.

D’après le Dr Jean Tignol, auteur du livre « Les défauts physiques imaginaires»,  les médias valorisent depuis trente ans, une minceur inatteignable pour la plupart des femmes. Par exemple, une majorité des concurrentes pour Miss America ou des pin-ups figurant dans les pages centrales de Playboy ont un poids pathologique correspondant à l’anorexie mentale. Il cite également à titre d’illustration une étude montrant que l’idéal de beauté chez les adolescentes est de mesurer 1.70m pour 45 kilos, ce qui correspond à une anorexie avec aménorrhée (arrêt des règles), et conclut : « La minceur promue par les médias est donc proche de la pathologie ».

Alors que le « Complexe de Barbie » impose aux femmes une minceur anorexique, les hommes, de leur côté seraient de plutôt atteints par le « Complexe d’Adonis » caractérisé par une insatisfaction par rapport à leur masse musculaire trop réduite… Cela se conduirait à un comportement anormal similaire mais à l’inverse de l’anorexie : la dysmorphie musculaire, aussi appelée « anorexie inversée ».

Maigrir sans régime, en observant les sensations alimentaires

Publié le Lundi 30 janvier 2012 par Chantal

Comment manger moins sans faire de régime ? D’après certains psychologues, il serait possible de réduire les calories sans restrictions alimentaires. Il suffirait pour cela de guérir du TRAC ou Troubles de la Régulation des Apports Caloriques…

La meilleur manière de maigrir est de réduire les calories, mais tous ceux et celles qui font ou ont fait régime savent combien cela peut être difficile en pratique. Certains psychologues n’hésitent cependant pas à affirmer que tout individu possède la capacité psychologique et physiologique d’ajuster spontanément sa consommation d’aliments à sa dépense énergétique et de se maintenir autour de son poids d’équilibre (prédéterminé génétiquement). Comment ? Grâce aux sensations alimentaires liées à l’appétit, aux envies de nourriture et à la satiété. La génétique joue certes un rôle non-négligeable sur le poids (certaines personnes présentent une génétique leur imposant un poids d’équilibre élevé), mais dans beaucoup de cas, la prise de poids et le dépassement du poids d’équilibre seraient dus à une défaillance de la régulation naturelle.

Comme beaucoup de nos sensations, la faim se trouve sous l’influence de l’émotion et de la pensée. Cela provoque ce que les psychologues appellent les TRAC ou « troubles de la régulation des apports caloriques ». Ils surviennent lorsque les sensations alimentaires sont mal perçues ou non perçues, ou bien, lorsqu’elles sont correctement perçues mais ne sont pas prises en compte. Ces troubles peuvent être le résultat de déséquilibres biologiques liés à un traumatisme, à des dérèglements hormonaux, au tabac, à certains médicaments… Ils peuvent aussi être le résultat de problèmes cognitifs tels une croyance alimentaire (idées fausses ou végétalisme, par exemple), un héritage culturel ou une tradition alimentaire (idée fausse transmise par les parents ou la religion, par exemple). Enfin, certaines difficultés émotionnelles peuvent être responsables de troubles des apports caloriques: manger pour répondre à une tension, à un besoin de réconfort, par compensation, par refoulement (de la colère ou de la frustration, par exemple), pour se punir, par ennui…

Ainsi, se rendre attentif aux sensations alimentaires et en tenir compte nous aiderait à mieux réguler les apports caloriques de nos repas (correction des « TRAC ») et de retrouver notre poids d’équilibre déterminé génétiquement. Les psychologues proposent entre autres des exercices affinant la perception et la compréhension des sensations de faim, de satiété, du plaisir gustatif, du manger attentivement. En outre, il est recommandé de manger en dehors de toute autre activité, de se détendre avant et pendant le repas, de prendre son temps, d’utiliser de plus petits couverts et assiettes et de poser les couverts sur la table toutes les trois bouchées…

Amour, sexe et nourriture

Publié le Dimanche 29 janvier 2012 par Chantal

D’après le nutritionniste Jean-Michel Cohen, il existe une corrélation étroite entre sexualité, amour et nourriture. Le dégoût du corps, très fréquent chez la personne qui veut maigrir, constituerait un obstacle à la perte de poids. En permettant de retrouver l’intimité avec son corps, la thalassothérapie, le thermalisme non médicalisé et les centres de remise en forme présenteraient des atouts considérables pour la réussite d’un régime.

« Lorsque je reçois des hommes en consultation », explique le Docteur Jean-Michel Cohen, « je suis frappé de voir qu’ils sont tous dans la même recherche : ils veulent gommer tout ce qui leur paraît trop féminin, c’est-à-dire la poitrine et le ventre, et demandent à développer leurs pectoraux et leurs abdominaux. Leur rêve plus ou moins avoué est, souvent ce que j’appelle le modèle « Schwarzenegger », incarnation physique, s’il en est, d’une virilité extrême ». De même, ce sont surtout des zones éminemment sexuelles – hanches, cuisses, fesses et seins – qui préoccupent les femmes. « Elles souhaitent garder une poitrine ferme. Et revendiquent des cuisses et des fesses conformes autant que possible aux critères de la mode, donc dans leur esprit, aux canons de la séduction et de la féminité ».

« Si une femme pénètre dans une boutique et ne peut s’habiller d’un vêtement qui lui plaît et qui lui va, ne va-t-elle pas penser qu’elle n’est pas une femme normale ? N’est-ce pas une façon de lui montrer que, n’étant pas dans les standards de la mode féminine, d’une certaine manière elle n’est pas sexuellement une femme ?

Les hommes ne sont pas épargnés par le phénomène ! ».

D’après le Docteur Cohen, le dégoût du corps en général et de son propre corps en particulier serait particulièrement fréquent chez la personne qui souhaite perdre du poids. Cela expliquerait la gêne de se montrer nues qu’éprouvent beaucoup de femmes et leur refus fréquent d’avoir des rapports sexuels tant qu’elles se trouvent grosses. « Il existe une corrélation très étroite entre sexualité, amour et nourriture… plus la complexité alimentaire s’installe, plus les relations affectives sortent du simple champ du désir, de l’amour, du non-désir, du non-amour, pour atteindre à des relations extrêmement complexes ».

La thalassothérapie, le thermalisme non médicalisé et les centres de remise en forme constitueraient d’après lui des outils de guérison remarquables car les massages, jets d’eau, bains d’algues et autres séances de relaxation permettent de retrouver l’intimité avec son corps et les sensations qu’il procure. « On retrouve dans cette démarche une dimension psychologique, voire sexuelle et même un rappel à la toute petite enfance. Le corps offre peut-être la possibilité d’exprimer ce que nous ne souhaitons ou ne savons pas formuler avec des mots ». Ce serait d’ailleurs souvent dans le cadre d’une thalassothérapie ou d’une cure thermale que l’on réussirait le mieux un régime…